A nous de changer le monde

Petit texte de que Véronik, une professeur de yoga que j’ai rencontré lors d’une formation, a partagé ce matin. N’hésitez pas à consulter sa page http://www.veronikyoga.com

 

Question : Nous vivons avec la peur de la guerre, la peur de perdre un emploi (pour autant que nous en ayons un) la peur du terrorisme, de la violence de nos enfants, la peur d’être à la merci de politiciens incapables. Comment affronter la vie telle qu’elle est aujourd’hui ?

Krishnamurti : Comment l’affrontez-vous ? Nous devons accepter comme tel le fait que le monde devient de plus en plus violent – c’est évident. Les menaces de guerre sont elles aussi très évidentes – Afrique du Sud, Moyen Orient – de même que cet étrange phénomène de la violence de nos enfants. L’orateur se souvient d’avoir rencontré une mère, il y a quelque temps en Inde. La tradition indienne veut que l’on ait un très grand respect pour les mères, et celle-ci était horrifiée parce que, disait-elle, ses enfants l’avaient battue – chose jamais vue en Inde. Ainsi, cette violence s’étend partout dans le monde. Et l’on rencontre aussi cette peur de perdre un emploi dont parle l’auditeur.

Face à tout cela, sachant tout cela, comment affrontons-nous la vie telle qu’elle est aujourd’hui ? En ce qui me concerne, je sais comment l’affronter, mais j’ignore comment vous, vous allez l’affronter. Tout d’abord, qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que cette chose que nous appelons l’existence, faite de souffrance, de surpopulation, de politiciens incapables, de toutes les tricheries, de malhonnêteté, de corruption que l’on rencontre partout dans le monde ? Comment l’affrontons-nous ?

Bien entendu, il faut commencer par se demander ce que vivre signifie. Qu’est-ce que vivre dans le monde tel qu’il est ? Demandons-nous comment nous vivons notre vie quotidienne, pas théoriquement, philosophiquement ou idéalement, mais effectivement, comment menons-nous notre vie quotidienne ? Si nous examinons cela, ou si nous en avons sérieusement conscience, nous voyons que c’est une bataille perpétuelle, un combat perpétuel, une succession d’efforts. (Etre obligé de se lever le matin est un effort). Que faire ? On ne peut l’esquiver. L’orateur connaît plusieurs personnes qui se retirèrent définitivement dans l’Himalaya et disparurent pour de bon, estimant qu’il était impossible de vivre en ce monde. Ceci est tout simplement un refus, une fuite devant la réalité, tout comme se perdre dans une communauté ou suivre un gourou fortuné et s’y immerger.

De toute évidence, ces gens ne résolvent pas les problèmes de la vie quotidienne, pas plus qu’ils n’explorent la possibilité d’un changement, d’une révolution psychologique de la société. Ils fuient tout simplement. En ce qui nous concerne, si nous ne fuyons pas et vivons réellement dans ce monde tel qu’il est, que devons-nous faire ?

Pouvons-nous changer notre vie, afin de n’avoir absolument aucun conflit – le conflit faisant partie de la violence. Est-ce possible ? Ce combat continuel pour devenir quelque chose est le fondement de notre vie – le combat pour le combat. Les êtres humains que nous sommes, vivant dans ce monde, peuvent-ils se changer – c’est vraiment la question – afin de se transformer radicalement, psychologiquement, mais non pas à la longue en donnant libre cours au temps ? Il n’y a pas de demain pour l’homme sérieux, pour l’homme vraiment religieux. Il est dur d’affirmer qu’il n’y a pas de demain, que seule existe la plénitude du présent. Pouvons-nous vivre cette vie pleinement, réellement afin de transformer nos relations réciproques ? C’est là le véritable problème, et non l’état du monde, car le monde est nous. Voyez cela je vous prie : le monde est vous et vous êtes le monde. C’est une terrible évidence, un défi qu’il faut affronter complètement, c’est-à-dire que nous sommes le monde avec toute sa laideur, que nous y avons contribué, que nous sommes responsables de tout cela, de tout ce qui arrive au Moyen Orient, en Afrique, de toute la folie qui se déroule dans le monde – nous en sommes responsables. Peut-être ne sommes-nous pas responsables des actes de nos grands parents et arrières grands parents – de l’esclavage, des milliers de guerres, des empires avec leur brutalité, mais nous en faisons néanmoins partie.

Il serait assez désespérant que nous ne réalisions pas notre responsabilité, c’est-à-dire le fait d’être totalement responsables de nous-mêmes, de nos actes, de nos pensées, de nos comportements, au regard de ce qu’est le monde – sachant bien entendu qu’il ne nous est pas possible de résoudre individuellement, séparément le problème du terrorisme, par exemple. Cela relève des gouvernements auxquels il incombe de veiller à la sécurité et à la protection de leurs citoyens, mais ils ne paraissent pas s’en préoccuper. Si chaque gouvernement se souciait réellement de protéger ses citoyens, il n’y aurait pas de guerre. Mais apparemment les gouvernements aussi ont perdu la raison, ils se préoccupent uniquement de leurs partis politiques, de leur pouvoir, leur situation, leur prestige – vous connaissez tout cela.

Donc, pouvons-nous vivre de telle façon qu’aujourd’hui soit primordial, sans faire intervenir le temps, c’est-à-dire le lendemain, le futur ? Cela signifie qu’il nous faut devenir extraordinairement attentifs à nos réactions, à notre confusion, qu’il nous faut travailler d’arrache pied sur nous-mêmes. C’est apparemment tout ce que nous pouvons faire, et si nous ne le faisons pas, il n’y a pas vraiment d’avenir pour l’homme. Je ne sais si vous avez lu certains titres dans les journaux. Tous se préparent à la guerre. Et si vous vous préparez à quelque chose, vous l’aurez – c’est comme préparer un bon plat. Les gens du commun ne semblent apparemment pas s’en soucier. Ceux qui, intellectuellement, scientifiquement, participent à la production d’armements ne semblent pas s’en soucier davantage. Ils ne s’intéressent qu’à leur carrière, à leur travail, à leur recherche et si l’homme de la rue que nous sommes, la prétendue classe moyenne ne s’en préoccupe pas, cela équivaut à jeter l’éponge. Le drame est que nous ne semblons pas nous en soucier outre mesure. Nous ne nous entendons pas ensemble, nous ne pensons pas ensemble, nous ne travaillons pas ensemble. Nous acceptons bien trop facilement d’adhérer à des institutions, à des organisations, espérant que celles-ci arrêteront les guerres, nous empêcheront de nous massacrer. Elles n’y ont jamais réussi. Les institutions, les organisations n’empêcheront jamais rien de tout cela. Ceci relève du coeur humain, de l’esprit humain. Je vous en prie, nous ne faisons pas ici de rhétorique, nous sommes confrontés à un véritable, à un très grand danger. Nous avons rencontré d’éminentes personnalités impliquées dans tout cela : elles ne s’en soucient pas. Mais pour notre part, si nous nous en préoccupons, si notre vie quotidienne est vécue de façon juste, si chacun d’entre nous est conscient de ce qu’il fait chaque jour, je pense qu’il y a alors de l’espoir pour l’avenir.

Brockwood Park, le 3 septembre 1981

http://krishnamurti-france.org/Comment-affronter-la-vie-tel…

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MANTRA DE LA SEMAINE

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 » Nul ne peut récupérer sa santé, si son corps et le mental ne sont pas en harmonie »

Stage de Yin Yoga Samedi 5 Janvier 2019

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Commencez l’année en toute légèreté!

Après les fêtes et les  repas qui y sont associés, je vous propose un stage de yin yoga pour travailler les méridiens liés à la digestion le samedi 5 Janvier sur 2 créneaux horaires:

– 10h-12h

et

– 14h-16h

Pour les inscriptions et les renseignements, merci de me contacter par téléphone au 06.81.30.30.14 ou par mail muntsayogamtc@gmail.com

Stage de Yin Yoga Vendredi 4 Janvier 2019

 

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Commencez l’année en toute légèreté!

Après les fêtes et les longs repas qui y sont associés, je vous propose un stage de yin yoga pour travailler les méridiens liés à la digestion vendredi 4 Janvier sur 2 créneaux horaires

-10h-12h

et

-18h à 20h.

Pour les inscriptions et les renseignements, merci de me contacter par téléphone au 06.81.30.30.14 ou par mail muntsayogamtc@gmail.com

Karma Yoga et solidarité

 

Le Karma Yoga c’est une voie du yoga, comme l’est le Jnana Yoga, le yoga de la connaissance, le Bhakti Yoga, le yoga de la dévotion et le Raja Yoga, le yoga basé sur les enseignements de Patanjali.

Le Karma Yoga c’est le yoga de l’action désintéressée, sans désir. Le Karma Yogi n’attend aucun résultat de l’action qu’il réalise. Il est guidé par son cœur sans attendre de résultats.

On entend le concept de Karma Yoga dans un des textes les plus importants de la philosophie indienne: la Bhagavad Gita.

« Tu as le droit à l’action, mais seulement à l’action et jamais à ses fruits ; que les fruits de ton action ne soient point ton mobile »nous dit la Bhagavad Gita.

Pour ceux qui me connaissent, vous savez bien comme il est important pour moi que ce qu’on pratique sur le tapis puisse avoir un effet en dehors du tapis (même en restant détaché du résultat, ce qui n’est pas facile!) C’est à nous de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. On pourrait dire qu’il faut toujours faire de notre mieux. Sans attendre de résultat de nos actions.

C’est pour cela qu’il y a les cours de yoga solidaire. Un argent qui sera versé à des actions justes, qui amènent un peu de lumière à ce monde. Et je peux voir en chacun des participants le bonheur de faire quelque chose de juste et de bien.

Les fêtes approchent et j’aimerais cette fois-ci faire une collecte des produits pour les Restos du Cœur. J’ai la chance d’avoir parmi mes patientes Monique. Quelqu’un de pétillant, le simple fait de la voir provoque un bonheur qui se forme tout de suite sur notre visage. Elle est toujours là pour les autres. Elle participe volontairement avec les Restos du Coeur depuis quelques années. Monique…c’est une vrai Karma Yogi. Elle fait toujours de son mieux pour aider les autres et cela se voit. La situation politico-sociale actuelle fait penser que cette année la collecte sera plus basse et, pourtant, les situations de besoin ont encore augmenté. Je lui ai ainsi demandé si on pouvait faire une collecte au cabinet.

Je vous propose donc, si le cœur vous le dit, de ramener des produits d’hygiène, de la nourriture… tout au long de ce mois de Décembre lorsque vous viendrez aux cours ou en consultation.

NAMASTE

 

L’importance de l’eau chaude en Ayurveda

Je pense que tous mes patients, élèves et amis m’ont entendu dire qu’il faudrait éviter de boire de l’eau froide et, bien au contraire, qu’il faudrait boire de l’eau chaude.

La première fois que j’ai entendu dire que boire de l’eau chaude était bon pour la santé c’était quand j’habitais en Australie, pendant ma formation de professeur de yoga. Pendant la formation, nous avons eu la chance de suivre quelques modules d’ayurveda avec deux médecins ayurvédiques.

A l’époque je n’étais pas en super forme et j’avais, par ailleurs, beaucoup d’allergies. Ces deux médecins m’ont recommandé de boire de l’eau tiède avec du gingembre et citron le matin et pendant toute la journée boire de petites gorgées d’eau chaude. Eau chaude quand il fait au moins 35 dégrées à l’extérieur? Pas facile! En plus, il faut dire que le goût au début n’est pas terrible. Mais une fois que l’on s’habitue (cela m’a pris deux-trois jours), on ne revient plus à l’eau froide ou même à température ambiante. L’eau chaude a littéralement changé ma vie! Les allergies sont partis du jour au lendemain.

En Ayurveda, boire de l’eau chaude est considéré comme quelque chose de médicinale. On dit que bouillir l’eau l’enrichi en amenant la qualité de Sukshma, ce qui permet de purifier les canaux subtils, les srotas.

Pourquoi devrait-on boire de l’eau chaude?

– nous hydrater

– réveiller le système digestif en stimulant Agni, le feu digestif

– permettre d’avoir une bonne digestion et éviter l’indigestion. L’eau froide fige toute digestion.

– nettoyer le système digestive et éviter les dépôts d’ama (toxines)

– nettoyer la vessie

– permettre le système de se mettre en mouvement et éviter l’accumulation de toxines

– éviter la constipation

– aider à avoir une bonne circulation sanguine

– soulager les douleurs menstruelles, en relaxant le corps et en permettant une bonne circulation

– calmer le système nerveux

– aider avec les insomnies

– éclairer le teint de la peau et lui donner une bonne souplesse

Il faudrait éviter de boire pendant les repas. Il est conseillé de boire une demi-heure avant le repas et entre une demi heure et une heure après le repas, afin de ne pas affecter les sucs digestifs et les laisser tranquillement faire leur travail.

Stage de Yin Yoga Vendredi 23 Novembre

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Suite à vos demandes, un nouveau cours de yin yoga pour recevoir l’hiver s’ouvre le vendredi 23 novembre.

N’hésitez pas à nous rejoindre sur le tapis pour travailler l’instrospection de l’hiver.

Horaire:

– 18h-20h 

Merci de me contacter par téléphone au 06.81.30.30.14 ou par mail muntsayogamtc@gmail.com dès maintenant pour plus de renseignements ou pour vous inscrire.